Lauzerte Plage

(photo P. Séguelas)
Sur les pavés de la place des Cornières, cette année, c'était Lauzerte Plage.
Lunettes de soleil et parasols, fauteuils metteur en scène et bouteilles d'eau, thé ou café (parce que la veille. Enfin, vous me suivez.).
Ô courageux lecteurs hors parasol, qui vinrent feuilleter nos opus, dégoulinant de sueur et de bonne volonté, merci !
Les hirondelles toujours rasaient l'infini bleu du ciel.
Les Hollandais pèlerins essoufflés par l'ascension, pliant sous le poids du sac à dos, toujours arrondissaient les yeux en découvrant 24 (moins 3 excusés) nouvellistes et quelques éditeurs, là où ils n'attendaient que mémoire médiévale et compostelllique.
Ateliers d'écriture, lectures à voix haute, plénitude, échange, ressourcement. Instants magiques, volés au quotidien.
Amitiés, retrouvailles.
Tiens, quelques images en couleurs jetées en vrac:
Mrs K. et son appareil-photo, plus fort que le contre-jour (voilà pourquoi j'ai pris l'autre, de photo eh eh) .
Ce couple âgé, main dans la main, qui vient chuchoter à ma presque voisine que le Désespoir des roses entendu en 2008 dans le jardin de la médiathèque n'a pas fané en eux depuis l'année dernière.
Un cageot de figues sur une table, don d'un jardin clos, fruits cueillis à quatre mains par autrice et lectrice.
Une dame qui passe. Ses cheveux sont bleus d'un beau bleu Klein assorti à la casquette de son mari.
La bouteille jaune d'or d"l'Emoustilleur", ce ratafia des notaires qui témoignait jadis du contrat signé, qui au creux de la nuit, déliant les langues (et les chevilles des danseurs de tango) fait naître les chansons, scelle l'accord d'une tablée au coude à coude. Merci René.

Un petit carnet brun qui circule en tapinois, livre d'or où chacun écrit" Merci Jacques, merci Brigitte, merci le Scribe de Montauban", en pestant de ne pas trouver les mots, les mots parfaits, absolus, ceux qui diront la gratitude vraie dans la native langue du coeur.
Lauzerte, enfin.
Qui est déjà venu sait ce que je veux dire.
Qui ne pouvait pas venir pouvait participer en parallèle, sur facebook (ah bon, ça sert à quelque chose, ce truc?) à un chaleureux "Lauzerte off virtuel" animé par Emma Bovary.
Magali Duru
Le Prix de la Nouvelle est allé cette année à Isabelle Minière, pour Maison buissonnière, éditions Delphine Montalant.
Le prix de l'édition (une nouveauté 2009, j'ai un peu oublié le titre exact...) est allé à D'un Noir si bleu. Pascal Arnaud, l'inventeur de la carte postale qui vous offre une nouvelle quand vous donnez des vôtres, l'a reçu dans un envol d'origamis...
Félicitations!
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