Le salon du livre de Balma: les lectrices ont du talent.
Ah, les lecteurs!
Merci à Jacques qui cherchait des nouvellles "parce qu'il préfère ça".
Merci à Vincent et Jérémie, 14 et 17 ans, d'être le contre-exemple intégral des adolescents non-lecteurs.
Merci à Jacques qui cherchait des nouvellles "parce qu'il préfère ça".
Merci à Vincent et Jérémie, 14 et 17 ans, d'être le contre-exemple intégral des adolescents non-lecteurs.
Ceci étant, bon, euh... il faut l'avouer , le lecteur est majoritairement une lectrice.
Et là, alerte aux abris.
La lectrice lambda 2008 a des lettres. Donc tout un stock d'adjectifs à sa disposition.
Et beaucoup d'idées préconçues.
La nouvelle est courte. Trop courte.
Le polar est noir. Trop noir.
Le roman est historique. Trop historique.
La description fait littéraire. Trop littéraire.
Machin a du talent. Trop de talent.
Surtout, la lectrice est équipée d'un sensiomètre à variation dernier cri.
Elle passe, se penche, fait la moue, tâte la couverture du livre comme elle tâte le melon en juillet, la poire en novembre, le kiwi en mai.
Enhardie par le regard complaisant de l'auteur, elle pose sa main à plat, caresse. Elle ferme les yeux, extatique, éprouve le contact, le doux, le lisse, la fraîcheur du papier glacé. Un fugitif frisson de plaisir la traverse, la secoue, elle sourit, béate comme dans ces publicités où des ménagères parlent aux ménagères en étendant leur lessive au vent.
Puis son visage, imperceptiblement, se contracte.
Une infime aspérité sans doute?
Elle secoue la main, dépitée, s'éloigne.
Croyez-moi, éditeurs, libraires, gens du livre, marketeurs, toutes mes statistiques personnelles le prouvent: dans un Salon, ce n'est ni le titre ni le genre ni l'esthétique de la couverture ni la notoriété de l'auteur qui vont faire la vente.
C'est la qualité de l'assouplissant utilisé pour rincer la jaquette.
Evidemment, je ne parlais ici que de la lectrice lambda.
Et là, alerte aux abris.
La lectrice lambda 2008 a des lettres. Donc tout un stock d'adjectifs à sa disposition.
Et beaucoup d'idées préconçues.
La nouvelle est courte. Trop courte.
Le polar est noir. Trop noir.
Le roman est historique. Trop historique.
La description fait littéraire. Trop littéraire.
Machin a du talent. Trop de talent.
Surtout, la lectrice est équipée d'un sensiomètre à variation dernier cri.
Elle passe, se penche, fait la moue, tâte la couverture du livre comme elle tâte le melon en juillet, la poire en novembre, le kiwi en mai.
Enhardie par le regard complaisant de l'auteur, elle pose sa main à plat, caresse. Elle ferme les yeux, extatique, éprouve le contact, le doux, le lisse, la fraîcheur du papier glacé. Un fugitif frisson de plaisir la traverse, la secoue, elle sourit, béate comme dans ces publicités où des ménagères parlent aux ménagères en étendant leur lessive au vent.
Puis son visage, imperceptiblement, se contracte.
Une infime aspérité sans doute?
Elle secoue la main, dépitée, s'éloigne.
Croyez-moi, éditeurs, libraires, gens du livre, marketeurs, toutes mes statistiques personnelles le prouvent: dans un Salon, ce n'est ni le titre ni le genre ni l'esthétique de la couverture ni la notoriété de l'auteur qui vont faire la vente.
C'est la qualité de l'assouplissant utilisé pour rincer la jaquette.
Evidemment, je ne parlais ici que de la lectrice lambda.
Car il existe une catégorie olympique. C'est celle de la lectrice-amatrice-éclairée-semi-professionnelle-blogueuse.
Ah celle-là, elle n'est pas là pour leur faire des papouilles aux livres!
Elle sait ce qu'elle veut. Dans son cabas, il y a la liste de courses. Par ordre alphabétique, avec des petites étoiles Michelin.
Elle ne rigole pas, cette lectrice-là, quand elle écoute Min Tran Hui lui parler de La princesse et du pêcheur.
Cependant, il faut reconnaître que la lectrice olympique sourit sans complexes à l'objectif si on lui fait des guilis, ou si on la place à côté d'un auteur:
En version jeune fille en fleurs/bal de débutantes, un mimétisme inné la pousse même à ressembler, blondeur sur pull noir et sourire, à Florence Camus :
PS Merci à Flo (de Thétoietlis) et à Yueyin (de Lireouimaisquoi) d'être passées nous voir!
J'attends impatiemment leurs comptes-rendus suite à leurs cueillettes dans ce Salon.
Car venues avec des listes fermes et définitives ainsi que la louable intention de ne pas augmenter inconsidérément la hauteur de leurs PAL (qui oscillent dangereusement de chaque côté de leur lit en Twin Towers) elles ont quand même un peu craqué (pour le plus grand bonnheur des addicts de leur blog)....
Elle sait ce qu'elle veut. Dans son cabas, il y a la liste de courses. Par ordre alphabétique, avec des petites étoiles Michelin.
Elle ne rigole pas, cette lectrice-là, quand elle écoute Min Tran Hui lui parler de La princesse et du pêcheur.
Cependant, il faut reconnaître que la lectrice olympique sourit sans complexes à l'objectif si on lui fait des guilis, ou si on la place à côté d'un auteur:
En version jeune fille en fleurs/bal de débutantes, un mimétisme inné la pousse même à ressembler, blondeur sur pull noir et sourire, à Florence Camus :
PS Merci à Flo (de Thétoietlis) et à Yueyin (de Lireouimaisquoi) d'être passées nous voir!
J'attends impatiemment leurs comptes-rendus suite à leurs cueillettes dans ce Salon.
Car venues avec des listes fermes et définitives ainsi que la louable intention de ne pas augmenter inconsidérément la hauteur de leurs PAL (qui oscillent dangereusement de chaque côté de leur lit en Twin Towers) elles ont quand même un peu craqué (pour le plus grand bonnheur des addicts de leur blog)....
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